Monsieur

Gera, Rohena. Metteur en scène ou réalisateur. Metteur en scène ou réalisateur

Edité par Diaphana Films. Paris - 2018

Ratna est domestique chez Ashwin, le fils d'une riche famille de Mumbai.En apparence la vie du jeune homme semble parfaite, pourtant il est perdu. Ratna sent qu'il a renoncé à ses rêves.�Elle, elle n'a rien, mais ses espoirs et sa détermination la guident obstinément. Deux mondes que tout oppose vont cohabiter, se découvrir, s'effleurer...

Scènes coupées (10'). Commentaire audio par le réalisateur Rohena Gera et le chef opérateur, David Colin..

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Ratna est domestique chez Ashwin, un riche héritier de Mumbai. Si il a renoncé à ses rêves, la jeune femme, elle, est déterminée à réaliser les siens et à devenir couturière. Leurs mondes s'entrechoquent et tous deux apprennen...

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Avis des lecteurs

  • Amour impossible 5/5

    Un premier long métrage de fiction qui aborde avec subtilité les barrières de classe et la difficulté à assumer ses sentiments dans un environnement étriqué. La réalisatrice Rohena Gera traite de la condition des domestiques et de la classe populaire en Inde. En dépit de l’abolition officielle du système des castes, le pays vit encore sous le joug de préjugés ancestraux qui perturbent la mixité sociale et engendrent un système discriminatoire envers les moins aisés. Ratna fait partie de cette classe défavorisée, et doit en plus supporter sa condition de femme opprimée. En tant que veuve, elle est en effet sommée de mener une vie discrète et d’entreprendre une sociabilité minimale, sa belle-famille ne l’ayant laissée partir en ville que parce qu’elle devenait dans ce cas une bouche en moins à nourrir. La jeune femme économise ses maigres gages pour payer les études de sa petite sœur, et souhaite elle-même se former afin de travailler dans la grande couture ; mais là, elle se heurte à une hostilité de classe qui lui dénie le droit de s’émanciper par un emploi noble, et les portes se ferment à elle. Le mérite de la réalisatrice est de ne pas trop mettre en exergue les déterminismes sociaux, et d’établir un parallèle entre les déboires de Ratna et ceux d’Ashwin, le jeune homme de bonne famille, qui semble le plus à plaindre des deux. Guère épanoui entre une fiancée infidèle, une mère possessive et un environnement professionnel qui l’oppresse, Ashwin manifeste moins d’audace que sa servante. Par petites touches délicates, Rohena Gera filme le rapprochement tant inéluctable que difficile de ces deux êtres que tout séparait initialement, alternant dialogues explicatifs et non-dits suggestifs, avec une pudeur et une retenue qui ne sont pas sans évoquer In the Mood for Love de Wong Kar-wai. L’art de Rohena Gera s’appuie sur un travail plastique subtil : des assiettes, meubles ou plateaux placés entre les deux personnages accentuent l’idée qu’ils sont entravés par une distance ; mais s’ils respirent le même air ou se retrouvent côte à côte, des barrières invisibles paraissent les séparer malgré. Source Avoir Alire.

    par MD : Valérie Brunelli-Pousse Le 26 août 2019 à 11:34