50 derniers avis

  • Ada |

    Ada Baldi, Barbara. Auteur. Illustrateur

    Ada est belle ! 5/5 Ada vit seule avec un père rustre et violent à la campagne, non loin de Vienne. Aigri par le départ de sa femme, il reporte son acrimonie sur sa fille... Voir plus Ada vit seule avec un père rustre et violent à la campagne, non loin de Vienne. Aigri par le départ de sa femme, il reporte son acrimonie sur sa fille et se comporte comme un goujat. Cette attitude affecte Ada qui se réfugie dans la peinture, auprès de son chien et dans le souvenir d’une amitié lointaine, du temps où elle étudiait aux Beaux-Arts à Vienne, avec un jeune homme nommé Egon Schiele. Barbara Baldi nous offre un petit bijou admirablement mis en image (aquarelle et dessin). Une histoire tendre et dure, doucement elliptique, froide comme l’hiver autrichien 1917. L’intensité dramatique est bien menée jusqu’au dénouement final, assez inattendu. Un très joli portrait, une belle histoire, de très belles images font de cette bande dessinée, une véritable réussite. Voir moins MD - Jean-François Baudin - Le 04 septembre 2019 à 11:18
  • Sicario |

    Sicario Villeneuve, Denis. Metteur en scène ou réalisateur

    Un Thriller sous haute tension ! 5/5 Nous sommes sur la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique. Ce territoire est devenue une zone de non-droit. Kate, une jeune recrue idéali... Voir plus Nous sommes sur la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique. Ce territoire est devenue une zone de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant, plutôt énigmatique joué par Benicio Del Toro l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre. Ce film est d'une intensité rare ! Denis Villeneuve, réalisateur canadien confirme son grand talent dans ce thriller décapant. Au delà de l'histoire "classique" sur les cartels sud américains, Denis Villeneuve explore trois visions sur cette guerre contre les cartels au travers de 3 personnages joués par 3 excellents acteurs. Josh Brolin est un agent du gouvernement américain très expérimenté et très déterminé à combattre le cartel mexicain. Il fait appel à Benicio Del Toro, mercenaire issu du milieu criminel, inspiré par sa seule vengeance..... celle de punir les membres de ce cartel qui ont assassiné des membres de sa famille. Et puis, Emily Blunt, jeune recrue du FBI, combattante d'une cause juste...mais qui va très vite s'apercevoir que cette cause nécessite des stratégies et des moyens hors limite. Et c'est à travers les yeux d'Emily Blunt que nous découvrons ce monde sans foi ni loi, ces mafieux, sortis tout droit de l'enfer, dépourvus de toute humanité.... Film sous tension extrême, Villeneuve nous scotche dans notre fauteuil ! C'est un grand thriller américain ! A voir absolument ! Denis Villeneuve réalisateur de : Prisoners, Incendies, Premier contact, Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 28 août 2019 à 15:44
  • Monsieur |

    Monsieur Gera, Rohena. Metteur en scène ou réalisateur. Metteur en scène ou réalisateur

    Amour impossible 5/5 Un premier long métrage de fiction qui aborde avec subtilité les barrières de classe et la difficulté à assumer ses sentiments dans un environnement é... Voir plus Un premier long métrage de fiction qui aborde avec subtilité les barrières de classe et la difficulté à assumer ses sentiments dans un environnement étriqué. La réalisatrice Rohena Gera traite de la condition des domestiques et de la classe populaire en Inde. En dépit de l’abolition officielle du système des castes, le pays vit encore sous le joug de préjugés ancestraux qui perturbent la mixité sociale et engendrent un système discriminatoire envers les moins aisés. Ratna fait partie de cette classe défavorisée, et doit en plus supporter sa condition de femme opprimée. En tant que veuve, elle est en effet sommée de mener une vie discrète et d’entreprendre une sociabilité minimale, sa belle-famille ne l’ayant laissée partir en ville que parce qu’elle devenait dans ce cas une bouche en moins à nourrir. La jeune femme économise ses maigres gages pour payer les études de sa petite sœur, et souhaite elle-même se former afin de travailler dans la grande couture ; mais là, elle se heurte à une hostilité de classe qui lui dénie le droit de s’émanciper par un emploi noble, et les portes se ferment à elle. Le mérite de la réalisatrice est de ne pas trop mettre en exergue les déterminismes sociaux, et d’établir un parallèle entre les déboires de Ratna et ceux d’Ashwin, le jeune homme de bonne famille, qui semble le plus à plaindre des deux. Guère épanoui entre une fiancée infidèle, une mère possessive et un environnement professionnel qui l’oppresse, Ashwin manifeste moins d’audace que sa servante. Par petites touches délicates, Rohena Gera filme le rapprochement tant inéluctable que difficile de ces deux êtres que tout séparait initialement, alternant dialogues explicatifs et non-dits suggestifs, avec une pudeur et une retenue qui ne sont pas sans évoquer In the Mood for Love de Wong Kar-wai. L’art de Rohena Gera s’appuie sur un travail plastique subtil : des assiettes, meubles ou plateaux placés entre les deux personnages accentuent l’idée qu’ils sont entravés par une distance ; mais s’ils respirent le même air ou se retrouvent côte à côte, des barrières invisibles paraissent les séparer malgré. Source Avoir Alire. Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 26 août 2019 à 11:34
  • Spy Gone North (The) |

    Spy Gone North (The) Yoon, Jong-Bin. Metteur en scène ou réalisateur. Metteur en scène ou réalisateur

    John Le Carré en Corée ! 5/5 Le film raconte les péripéties d’un ancien officier de l’armée sud-coréenne, Park Suk-young, chargé par les services secrets de son pays, au début des... Voir plus Le film raconte les péripéties d’un ancien officier de l’armée sud-coréenne, Park Suk-young, chargé par les services secrets de son pays, au début des années 1990, de ­recueillir des informations sur le programme nucléaire de la Corée du Nord. L’homme se rapproche, sous le couvert d’affaires commerciales à réaliser, des dirigeants du pays voisin. Avec son identité de businessman inoffensif, Park Suk-young, dont le nom de code était « Black Venus », réussira si bien son coup qu’il rencontrera Kim Jong-il, le leader mégalomane de la Corée du Nord. Cette histoire basée sur des faits réels est un film sur l'espionnage. On pense plutôt à John Le Carré qu'à James Bond en regardant ce film au suspens lourd et insoutenable. Cette histoire aux enjeux politiques énormes se déroule dans une neutralité aux apparences banales mais dans un réalisme stupéfiant. L'atmosphère du film est presque atone rendant le suspens encore plus pesant. L’intrigue du film met au jour un scandale : l’existence d’une alliance entre la Corée du Nord et une poignée de politiciens de la droite sud-coréenne, décidés à gagner les élections au prix de la trahison en pariant sur un réchauffement des tensions entre les deux pays. Tout se construit autour de cette amitié étrange entre cet agent infiltré et un fonctionnaire nord coréen. The spy gone north est un film politique habile où le pouvoir et la morale se confrontent sans détour.....De quoi nous faire réfléchir à la situation géopolitique actuelle....... Bravo à Yoon Jong-bin d'avoir enrichi le genre "espionnage" par ce film magnifiquement réalisé. Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 26 août 2019 à 10:41
  • Class 1984 |

    Class 1984 Lester, Mark L.. Metteur en scène ou réalisateur. Metteur en scène ou réalisateur

    Les profs se rebiffent ! 5/5 ATTENTION ! Film Cultissime ! Class 1984 est un film de série B à petit budget, qui retrace la violence d'un gang dans un lycée. Andy Norris, profess... Voir plus ATTENTION ! Film Cultissime ! Class 1984 est un film de série B à petit budget, qui retrace la violence d'un gang dans un lycée. Andy Norris, professeur de musique plein d'enthousiasme, part faire un remplacement dans un lysée réputé difficile. Tellement difficile que pour se protéger, un de ces collègue porte une arme sur lui chaque jour que Dieu fait. Jeté dans l'arène, Norris découvre l'univers de la violence. Mais fort de ses valeurs, Norris entreprend le dialogue face à cette bande de sauvage....jusqu'au jour où, après le viol de sa femme, il pète littéralement un plomb renonçant à tous ces principes..... Nous sommes dans les années 80, l'Amérique vit sa révolution conservatrice et Ronald Reagan porte ce mouvement réactionnaire. Un pan de la jeunesse américaine rejette ce conservatisme et se rebelle en s'organisant en gang. Le scénariste Tom Holland a construit son histoire dans ce contexte et le réalisateur Mark Lester à mis en scène cette violence gore en nous plongeant dans une ambiance anxiogène. Ce film précurseur, basé sur des faits réels, dépeint la violence à un rythme crescendo. Film sauvage et sans concession , il est marqué par la performance remarquable de Timothy Van Patten, chef de gang qui s'amuse visiblement à jouer le rôle une véritable crapule psychotique ! Class 1984, qui a marqué toute une génération est le digne représentant d’un genre (Orange Mécanique) qui connut une réelle apogée au cours des années 80 A noter : la première apparition cinématographique de Mickaël J.Fox. Timothy Van Patten devenu metteur en scène, a dirigé des épisodes de Game of Thrones, Les Soprano, Rome, etc. A voir absolument ! Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 23 août 2019 à 15:21
  • La salamandre |

    La salamandre Tanner, Alain. Metteur en scène ou réalisateur. Metteur en scène ou réalisateur

    Une ôde à la Liberté 5/5 Pierre, journaliste Genevois, sollicite l’aide de son ami Paul, maçon vaguement écrivain / écrivain vaguement maçon, pour écrire un scénario télé sur ... Voir plus Pierre, journaliste Genevois, sollicite l’aide de son ami Paul, maçon vaguement écrivain / écrivain vaguement maçon, pour écrire un scénario télé sur la tentative de meurtre supposée d’une certaine Rosemonde sur son oncle. D’un commun accord, les deux amis se répartissent la tâche : Pierre entamera la rédaction de l’histoire de manière documentaire, en retrouvant Rosemonde pour mieux l’interviewer, enquêter sur son passé et sa vie actuelle, tandis que Paul s’attaquera à l’histoire de manière romancée, en imaginant la vie de la suspecte. Mais Rosemonde, jeune fille de son époque, insaisissable et rebelle, ne compte pas se laisser apprivoiser si facilement… Nous sommes en 1971, la Nouvelle Vague fait des émules jusqu’en Suisse. C'est le deuxième film d'Alain Tanner ( Les Années lumière (1981), Grand prix au Festival de Cannes, ou Dans la ville blanche (1983), César du meilleur film francophone). Ressorti en salle au printemps dernier, La salamandre n’a pas perdu de sa puissance. Le film se « crée » sous nos yeux, par les deux personnages principaux. Bulle Ogier est parfaite en jeune femme incapable de se soumettre à l'ordre de la société, insoumise et fragile à la fois. Ce film post 68, est un hymne à la liberté incarné par Bulle Ogier. Il dénonce cette société hypocrite et médiocre, engluée dans la marchandisation toujours plus croissante. Et nous fait entrevoir la révolution féministe au travers de cette héroïne hors norme. La mise en scène nous fais traversé tous les genres, du polar à la comédie de mœurs. Enfin la musique envoutante de Patrick Moraz finit de nous transporter. A voir absolument ! Voir moins Valérie Brunelli-Pousse - Le 23 août 2019 à 15:21
  • Seule : D'après les souvenirs de Lola |

    Seule : D'après les souvenirs de Lola Lapière, Denis. Scénariste

    Joli portrait d'enfance 4/5 C’était l’Espagne, c’était la Guerre. Lola n’avait que 7 ans et vivait en Catalogne dans un petit village de paysans. Cela faisait trois ans que ses p... Voir plus C’était l’Espagne, c’était la Guerre. Lola n’avait que 7 ans et vivait en Catalogne dans un petit village de paysans. Cela faisait trois ans que ses parents l’avaient confié à ses grands-parents. Comprendre, à cet âge, ce n’est pas évident. Il faut expliquer. Et puis la guerre, c’est dangereux, inquiétant, lointain… va savoir à quoi ça ressemble, et puis quand on est enfant, on a autre chose à penser. Jusqu’au jour où elle se rapproche, des bombes explosent, la guerre est là. Elle devient tangible, réelle, violente… toujours. Et il faut partir à nouveau, tout quitter, et surtout ne pas revenir. Lola et ses grands-parents entament un nouvel exode, mais les choses ne se sont jamais simples et Lola se retrouve à nouveau séparée de ses êtres chers. C’est alors qu’elle décide seule, d’accomplir un grand périple : retourner chez ses parents. Une bande dessinée tirée des souvenirs de Lola, la grand mère de Ridard Efa, admirablement bien mise en scène et dessinée avec émotion et tendresse. Voir moins MD - Jean-François Baudin - Le 20 août 2019 à 12:41
  • Edmond |

    Edmond Michalik, Alexis. Metteur en scène ou réalisateur. Metteur en scène ou réalisateur

    Jubilatoire ! 5/5 Alexis Michalik, plus connu comme auteur et metteur en scène de théâtre, nous propose une adaptation filmo-graphique de sa pièce "Edmond" récompensée ... Voir plus Alexis Michalik, plus connu comme auteur et metteur en scène de théâtre, nous propose une adaptation filmo-graphique de sa pièce "Edmond" récompensée aux Molières 2017. Une première réalisation extrêmement réussie ! Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans.... Avec le soutien d'une de ses admiratrice, Sarah Bernard, jouée par Clémentine Célarié, il propose au grand Constant Coquelin (Olivier Gourmet) une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite ! Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit.... sauf Constant Coquelin, empêtré dans des histoires rocambolesques, et qui y voit une réelle opportunité pour se sortir de son guêpier ! Pour l’instant, il n’a que le titre : "Cyrano de Bergerac". J'ai adoré ce film, au rythme virevoltant ! On passe de coups de théâtre en coups de théâtre dans une ambiance de folie douce. On retrouve ici, dans ce film, l'esprit de troupe et le romanesque du théâtre. Chaque personnage à son importance, de la diva du premier rôle jouée par Mathilde Seigner au Cafetier Saint Honoré joué par Jean-Michel Martial. Tous les ingrédients de la comédie y sont, les dialogues sont succulents et plein de poésie, la mise en scène est parfaite et les acteurs sont remarquables. A voir absolument ! Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 20 août 2019 à 12:15
  • Emma Wrong |

    Emma Wrong Palloni, Lorenzo. Scénariste

    Hot Rock Motel explosif ! 5/5 États-Unis, années 1950, Hot Rock Motel, les touristes se pressent pour assister à l’événement du siècle : une explosion atomique. Arrive une femme s... Voir plus États-Unis, années 1950, Hot Rock Motel, les touristes se pressent pour assister à l’événement du siècle : une explosion atomique. Arrive une femme superbe, Emma Wong, d’origine asiatique à la recherche d’un homme, son homme. Celui qu’elle piste depuis 15 longues années, sans que jamais ne faiblisse son amour. Son arrivée anime le joli petit Motel que Montague et sa femme ont patiemment retapé pour en faire un nid douillet pour les voyageurs qui traversent les étendues désertiques du Névada. L’attente patiente de l’explosion est longue… et si une autre explosion se tramait dans les chambres du Motel ? Michael, l’homme que cherche Emma, est un espion et s’il a disparu c’est pour ne pas compromettre sa bien-aimée. De nid douillet ce Motel ne serait pas devenu un véritable nid d’espions ? Difficile de savoir qui en a après qui, seule Emma a dévoilé ses motivations. Et si Michael était la cible et Emma l’appât ? Une histoire d’espionnage et d’amour rondement menée et admirablement illustrée. Palloni et Guglielmo nous régalent d’un bijou noir et explosif. Une vraie réussite. Voir moins MD - Jean-François Baudin - Le 20 août 2019 à 11:08
  • Mortal Engines |

    Mortal Engines Rivers, Christian. Metteur en scène ou réalisateur

    Bienvenue à Londres ! 5/5 Mortal Engines est l'adaptation par Christian Rivers de la saga littéraire fantastique de Philipp Reeve. Peter Jackson, himself, le réalisateur du "Se... Voir plus Mortal Engines est l'adaptation par Christian Rivers de la saga littéraire fantastique de Philipp Reeve. Peter Jackson, himself, le réalisateur du "Seigneur des Anneaux", "le Hobbit" mais également "King Kong", "Lovely Bones" et le cultisime "Fantômes contre Fantômes" avec Mickaël J.Fox est au commande de ce scénario adapté. Dans Mortal Engines, on est donc au troisième millénaire : la « guerre de 60 minutes » a détruit une partie de l’humanité à coups de bombes quantiques, les technologies trop dangereuses – y compris le numérique – ont été bannies par les survivants. Sur une planète devenue inhospitalière, c’est l’ère du « darwinisme municipal » : des villes mobiles, véritables chars d’assaut de plusieurs kilomètres de circonférence, traquent et absorbent les entités motorisées plus petites, en capturent les habitants et leurs vivres. Le film débute sur course poursuite. Le « chasseur » est ce qui reste de Londres, métropole nomade qui a quitté les bords de la Tamise pour mettre le cap à l’est, en quête de nouveaux territoires de chasse ; la proie est une petite cité minière bavaroise…Bien sûr, il y a des résistants – la Ligue anti-mouvement –, et leurs intérêts vont converger avec ceux d’une orpheline intrépide, bien décidée à se venger du plus belliciste des Londoniens – un archéologue en quête des vestiges technologiques qui lui permettraient d’asservir l’ensemble du monde. Telle est l'histoire,que nous propose Peter Jackson, aux décors magnifiques et aux personnages bien plus étoffés que la saga littéraire. Les personnages féminins sont de vraies héroïnes que se soit Hester Shaw, la jeune orpheline, Anna Fang, la rebelle ou encore Katarine Valentine, fille du puissant archéologue s'opposant à son père. C'est un film d'aventure époustouflant aux effets spéciaux bluffants sous un rythme soutenu. Grâce à un scénario efficace et bien travaillé, Chritian Rivers ne vous lâche pas et vous embarque dans cette épopée à la croisée de Mad Max et de Star War. A voir absolument ! Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 20 août 2019 à 11:06
  • Bajo el mismo cielo |

    Bajo el mismo cielo Ramos Rodriguez, Yaité. Chanteur. Flûte. Percussion - non spécifié

    Musique Curbaine ! 5/5 Laissez vous envoûter par La Dame Blanche, elle vous emportera dans des contrées musicales encore inexplorées. Qui se cache derrière ce pseudo ? Yai... Voir plus Laissez vous envoûter par La Dame Blanche, elle vous emportera dans des contrées musicales encore inexplorées. Qui se cache derrière ce pseudo ? Yaité Ramos Rodriguez, fille du directeur artistique du Buena Vista Social Club ! Dans cet album, elle réalise, avec l'aide de Marc Damblé, alias Babylotion, un mix entre musique urbaine et cubaine très convaincant et formidablement entraînant. Une sorte de pont entre générations, nourrie aux rythmes des papys, plongée par électrolyse dans un bain de hip-hop et de dance music, personne ne pourra rester longtemps rivé sur sa chaise... Vamos bailar y cantar ! Voir moins MD - Jean-François Baudin - Le 19 août 2019 à 16:04
  • Speak |

    Speak Carroll, Emily. Illustrateur. Adaptateur

    Speak : Le poids du silence 5/5 Mélinda vit dans une petite ville américaine, enfant unique, ses parents se déchirent. L’année scolaire débute et elle sera totalement différente des ... Voir plus Mélinda vit dans une petite ville américaine, enfant unique, ses parents se déchirent. L’année scolaire débute et elle sera totalement différente des autres années pour Melinda. Devenue la paria du lycée, elle est rejetée par ses camarades. Melinda, traumatisée, s’emmure dans le silence, incapable de parler. Et au fur et à mesure des brimades, elle s’enfonce jour après jour dans un isolement étouffant l’amenant vers une dépression certaine. Mais que s’est-il passé ? Elle, qui était si brillante à l’école, Elle, qui avait des amis…. Au fil de l’histoire, nous découvrons, à demi-mot, ce qui est arrivée à Melinda, jeune adolescente ordinaire de 15 ans, sans histoire avec un avenir devant-elle. Dans une forme de journal intime, l’auteur nous met dans la peau de Melinda et nous fait vivre son calvaire, sa souffrance muette… jusqu’à sa résurrection. Beaucoup de sensibilité et de pudeur dans ce livre en noir et blanc. Le graphisme de cette BD joue un rôle significatif dans la métamorphose de Melinda. Le dessin exprime, sans choquer, sans incommoder, l’insoutenable vérité. Tout est suggéré, tout est dit sans vraiment parler. La mise en scène des sentiments de Melinda est subtile et nous fait toucher du doigt la fragilité mais également la force de cette jeune adolescente. Extrait « J’aimerais faire un vœu mais je ne sais pas lequel... J’essaie de ravaler la boule que j’ai dans la gorge. Je pourrais leur raconter ce qui est arrivé. Comment réagiraient-ils ? À lire impérativement ! Voir moins MD : Valérie Brunelli-Pousse - Le 08 août 2019 à 14:08
  • D'os et de lumière |

    D'os et de lumière McCormack, Mike. Auteur

    Irlande : voix puissante 5/5 Dans un petit village de l’ouest de l’Irlande, un homme se plonge dans ses souvenirs, seul à sa table, au son de l’angélus tout proche. Toute la compl... Voir plus Dans un petit village de l’ouest de l’Irlande, un homme se plonge dans ses souvenirs, seul à sa table, au son de l’angélus tout proche. Toute la complexité d’une vie défile, dans sa banalité apparente mais avec tous les doutes, regrets, secrets et questionnements. On voit aussi les bouleversements de la société, la corruption, les atteintes à la nature… Mais c’est surtout une formidable voix qui s’élève, sans un seul point (tel le flux de conscience du fameux irlandais James Joyce), un souffle qui nous emmène et nous porte, comme une incantation, et qui ne trouve sa résolution qu’à l’extrême fin. Un coup de poing poétique, quasi métaphysique, bref, un texte magnifique. Voir moins MD - Agnès Charré - Le 26 juillet 2019 à 09:58
  • A la ligne : Feuillets d'usine |

    A la ligne : Feuillets d'usine Ponthus, Joseph (1978-....). Auteur

    Intérim à l'usine : la claque 5/5 C’est le témoignage d’un ouvrier En intérim qui dure dans une usine de poisson puis dans un abattoir Ex-khâgneux et éducateur C’est un livre sans pon... Voir plus C’est le témoignage d’un ouvrier En intérim qui dure dans une usine de poisson puis dans un abattoir Ex-khâgneux et éducateur C’est un livre sans ponctuation Ce sont de petits paragraphes qui fusent comme des haïkus Des instantanés de vie à l’usine On est avec lui au milieu des poissons éventrés puis des porcs On souffre avec les bêtes et les hommes On ressent les horaires décalés et constamment changés L’épuisement et le danger permanents Mais on vit aussi la solidarité entre ouvriers On s’évade avec ses rêveries sur sa vie au-dehors Avec tous ses souvenirs de lectures C’est poétique et plein d’humour aussi Pour supporter tout ça C’est un premier livre étonnant Une voix Un cri Qui demeure Voir moins MD - Agnès Charré - Le 26 juillet 2019 à 09:57
  • Our Terrible Country |

    Our Terrible Country Atassi, Mohammad Ali. Metteur en scène ou réalisateur

    Une histoire de la Syrie, aujourd'hui ! 5/5 Ce film est un témoignage et un portrait. Le témoignage d'un cinéaste sur son pays qui s'enfonce dans la guerre civile et l'horreur et le portrait d'u... Voir plus Ce film est un témoignage et un portrait. Le témoignage d'un cinéaste sur son pays qui s'enfonce dans la guerre civile et l'horreur et le portrait d'un intellectuel syrien, Yassin al-Haj Saleh, précurseur de la révolution, déjà emprisonné par le régime el-Assad entre 1980 et 1996. C'est aussi une sorte de road movie dans un pays dévasté où nous suivons Yassin al-Haj Saleh rejoindre sa famille à Rakka au main des islamistes, puis tenter l'exil en Turquie. En suivant ces hommes, en écoutant leurs pensées, leurs analyses, nous découvrons une humanité malmenée, bafouée, mais qui résiste et se réclame de la Liberté. La force des sentiments, l'admiration mutuelle que ces hommes se portent contrebalancent les exactions commises dans ce terrible pays ! Un film puissant, tendre et violent... disponible avec les droits de projection ! Voir moins MD - Jean-François Baudin - Le 24 juillet 2019 à 17:31
  • Saccage |

    Saccage Peeters, Frederik. Auteur. Illustrateur

    Voir la complexité de notre monde : Saccage ! 5/5 Par une série de tableaux pleine page dans un format à l'italienne avec un dessin réaliste, un des plus talentueux auteur de la bande dessinée moderne... Voir plus Par une série de tableaux pleine page dans un format à l'italienne avec un dessin réaliste, un des plus talentueux auteur de la bande dessinée moderne, Frederik Peeters, nous promène dans ses visions cauchemardesques et pourtant si réelles de notre monde moderne. Voici Saccage, l'histoire d'un père irradié ayant perdu son enfant et voyageant avec son fantôme au cœur d'un univers en pleine déliquescence. Un monde post-apocalyptique, détruit par l'atome, les ondes, l'agro-industrie, la folie des hommes dans toute sa splendeur et son inquiétant pouvoir d'autodestruction. Un monde pétri d'imaginaire, nourri des peurs que le magma humain de ce XXI° siècle provoque : sa fin est proche. Chaque tableau est un condensé des horreurs de l'humanité : guerres, totalitarisme, oppression, violence, destruction. Chaque image est référencée : Frederik Peeters nous les offre dans une grande liste en fin d'ouvrage. Reste-t-il un brin d'espoir ? Il va nous falloir du courage et de la perspicacité pour en découvrir une quelconque parcelle... Voir moins MD - Jean-François Baudin - Le 23 juillet 2019 à 16:13
  • Les yeux d'Isalo |

    Les yeux d'Isalo Rolling Pen. Scénariste

    Ary, un grand destin 5/5 "Ary, sais tu ce que ton prénom implique ? un grand destin !" C'est pas ces mots que le doyen prépare la jeune Ary à offrir sa vir pour la survie du v... Voir plus "Ary, sais tu ce que ton prénom implique ? un grand destin !" C'est pas ces mots que le doyen prépare la jeune Ary à offrir sa vir pour la survie du village au sud de Madagascar, dévasté par la misère, le vent brûlant, le manque de pluie, les insectes. Ary est différente des autres enfants, sa peau est plus claire, elle donne sa ration d'eau aux fleurs, ses camarades ne veulent pas d'elle dans leurs jeux. Alors Ary est abandonnée dans le désert. Là, les esprits vont lui proposer une mission. Cet album est une véritable pépite, autant par l'illustration, entre poésie, féérie et réalisme des désert et des montagnes, que par l'intrigue, profond récit initiatique pour la petite orpheline qui va rencontrer Isalo, le géant de pierre. Pour tous ! Voir moins MD Florence Perichon - Le 22 juillet 2019 à 11:18
  • J'ai dû rêver trop fort |

    J'ai dû rêver trop fort Bussi, Michel. Auteur

    Romain un brin poètique 3/5 Roman d'amants un brin poétique avec une petite énigme comme fil conducteur de ce livre. Ecriture simple. CLSAVIGNY1410 - Le 21 juillet 2019 à 11:57